Le symbolisme de la croix est extrêmement complexe et comporte d’infinies variantes. Nous le retrouvons dans toutes les religions et cultures comme représentation de l’Homme suspendu entre Ciel et Terre. L’Ankh est la croix ansée des Egyptiens, la Clé de la Vie et de la Mort.
Elle se présente, à partir du haut, comme un cercle, symbole de ce qui n’a ni commencement ni fin, représentation du monde céleste, l’esprit de Ra, le Soleil des Egyptiens. Ce cercle est comme l’anse d’une clé, par où la tiennent les dieux qui en sont porteurs. Cette anse s’appuie sur la Terre, comme le Soleil sur l’horizon, lorsqu’il se couche ou qu’il se lève. Cette ligne horizontale symbolise la matière et n’est rien d’autre que la ligne illusoire de l’horizon créée par le regard de l’homme, dont le destin en tant qu’être humain ne peut se limiter à cette terre. L’Egyptien savait que son séjour sur terre n’était que passager et ne représentait qu’une petite partie de sa longue chaîne d’évolution composée de millions de maillons.
Enfin, la partie circulaire supérieure est complétée un axe vertical qui symbolise aussi bien la descente ou chute de notre esprit dans la matière que l’ascension ou remontée. C’est le chemin inverse que l’homme, à partir du point le plus bas et à chaque fois qu’il renaît en une nouvelle incarnation, doit suivre pour commencer ou poursuivre son ascension. Il éveille ainsi sa propre conscience en tant qu’être humain, c’est-à-dire son discernement, avec intelligence et volonté pour poursuivre sa route, se sentant uni à son Ego supérieur, la partie la plus spirituelle ou divine en lui.
Cette clé ouvre également les portes du monde des morts et donne accès au sens occulte de l’éternité. Dans les cérémonies funèbres, tenu par l’anse, l’Ankh représente la clé des portes de la tombe et, placé entre les yeux, il contraint au secret.
L’Ankh est également représenté comme un lien magique qui réunit toutes les choses au noeud du centre et qui permet de les maintenir unies. Il porte alors le nom de noeud d’Isis et véhicule la notion de « relier », comme le Yug des hindous. Isis, deuxième personne de la trinité égyptienne formée par Osiris, Isis et Horus, est la médiatrice divine. La déesse de l’Amour et de la Vie réunira, selon le récit mythique, les morceaux dispersés de son divin époux Osiris, symbole du Mystère. De même, l’homme accède à la connaissance supérieure en développant sa volonté, dans un effort d’union avec son être intérieur, son Etre véritable, où réside la conscience de sa propre immortalité.
source: c'est ici
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